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Extrait du livre : Cirques en bois, cirques en pierre de France – Charles Degeldère et Dominique Denis – deux volumes – Arts des 2 Mondes – 2003. (en cours de réédition)
Cirques en bois, cirques en pierre de France - cirques parisiens

Cirques en bois, cirques en pierre de France

L’histoire des cirques parisiens a inspiré quelques auteurs, et nous invitons nos lecteurs à lire l’excellent ouvrage écrit par Adrian intitulé Histoire Illustrée des Cirques Parisiens. D’autres écrivains comme Christian Dupavillon, dans son remarquable Architectures du Cirque – Des origines à nos jours, a fait de minutieuses descriptions des bâtiments parisiens. Henry Thétard, dans La Merveilleuse Histoire du Cirque – le classique des classiques – a longuement traité le sujet. Sous le pseudonyme de Gladiateur II, Edouard Cavailhon écrivit, en 1875, Le Cirque Fernando. Tristan Rémy reprit le même sujet dans un numéro spécial de la revue Le Cirque dans l’Univers. Quant à Jérôme Medrano, il est l’auteur de mémoires, intitulées Une vie de Cirque. Toujours à propos de ce cirque mythique, nous vous rappelons l’étude du coauteur de cet ouvrage, Dominique Denis, intitulé Medrano – saison 1951-1952. Enfin, vient de paraître, en 2002, Le Cirque d’Hiver par Sampion Bouglione et Marjorie Aiolfi. Nous n’oublierons pas les nombreux articles de fond parus dans Le Cirque dans l’Univers ou dans d’autres revues, sous la plume d’auteurs émérites, comme Gustave Fréjaville, Paul Haynon, les demoiselles Vesque, Henry Thétard, Jean Delannoy, Jacques Garnier, Jacques Fort ou Tristan Rémy.

(Depuis, cette date, trois autres ouvrages sont parus : Cirque d’Hiver – Direction Gaston DesprezDominique Denis  – Arts des 2 Mondes – Paris 2011, Medrano – Boum-Boum Dominique Denis – Arts des 2 Mondes – Paris 2012, et  Paris en Piste – Histoire des cirques parisiensPascal Jacob – Editions Ouest-France – Rennes 2013.)

Le thème de notre étude étant l’histoire générale des principaux cirques stables en France, nous ne pouvions consacrer qu’un seul chapitre aux établissements parisiens. Nous devions donc être le plus concis possible, exercice d’autant plus difficile que le sujet est vaste, et que nous possédons une documentation de première main suffisamment importante pour écrire un ou plusieurs volumes sur la plupart de ces cirques. Sans doute, aurons-nous l’occasion, par la suite, de développer dans d’autres ouvrages leur histoire qui nous tient tant à cœur. Comme dans les autres chapitres, nous n’avons pas cité les chapiteaux, sauf à titre anecdotique, ni les salles diverses ayant servi de cadre à des spectacles sur le thème du cirque. Enfin, par soucis de clarté, nous avons préféré adopter une présentation chronologique. C’est pourquoi l’histoire de certains cirques se trouve divisée en plusieurs parties.

Des Champs Elysées au faubourg du Temple
Jacob Bates - cirques parisiens

Jacob Bates

Avant la venue de Philip Astley à Paris, l’écuyer Jacob Bates – dont le nom pouvait aussi s’écrire Beates – présenta en 1767, un spectacle uniquement composé d’exercices équestres dans une arène, appelée Cirque, située à l’extrémité des Champs Elysées, à l’angle de l’avenue Gabriel et de la rue du Cirque. Jacob Bates montait debout sur trois ou quatre chevaux, tirait des coups de feu, et ramassait des mouchoirs posés au sol. Ce fut une nouveauté pour les Parisiens, qui n’avaient pas gardé le souvenir des mêmes exploits exécutés par Plavini, à la Foire Saint-Germain, au début du siècle, et à la Porte de Buci.

Philip Astley, le fondateur du spectacle de Cirque, après son invitation par la Reine Marie-Antoinette, vint à Paris en 1774 pour présenter son spectacle de voltige et d’équitation au manège de Razade, rue Vieilles-Tuileries, situé sur la Rive Gauche. Les Parisiens eurent alors le privilège d’assister au véritable premier spectacle de Cirque en France, dans un manège aménagé à cet effet.

Le Colisée
Mademoiselle Masson - cirques parisiens

Mademoiselle Masson

En août 1774, Hyam et Mademoiselle Masson éblouirent les Parisiens, avec leurs démonstrations à cheval, au Colisée. Cet établissement, qui avait été inauguré le 23 mai 1771, était un Palais conçu pour des manifestations en tous genres, entouré de splendides jardins, situé au rond point des Champs Elysées, à l’angle de l’avenue de Matignon et de la rue du Colisée. Ce site de spectacle où eurent lieu des concerts, pantomimes, feux d’artifices, joutes sur l’eau, devait préfigurer les cirques futurs. Cependant, l’exploitation de cet établissement ne fut pas suffisamment rentable, et huit ans plus tard, le 19 mars, le Colisée ferma définitivement ses portes.

Hyam s’établit à son compte, en 1775, dans un cirque établi sur le boulevard du Temple, à l’angle de la Place de la République et du boulevard Voltaire. En final de son spectacle, l’écuyer anglais présenta une parodie du tailleur londonien se dirigeant sur Paris pour y découvrir la mode. D’autre part, une salle appelée Cirque Royal fut construite sur les nouveaux boulevards, près du Luxembourg. Malgré sa dénomination, il ne s’agissait pas du tout d’un cirque, mais d’un établissement conçu pour y donner des bals, concerts et fêtes en tous genres.

Deux ans plus tard, Nast se produisait avec une ménagerie d’animaux rares, dont la vedette était un cerf fort bien dressé. Jacob Bates revint en 1778, aux Champs Elysées, et Balp, un autre habile écuyer, s’établit boulevard du Temple, l’année suivante. Ce dernier se produisit devant le roi Louis XVI, le 9 septembre.

 Le premier cirque à Paris
Amphithéâtre d'Astely en 1784 - cirques parisiens

Amphithéâtre d’Astely en 1784

Philip Astley, et son fils John, revinrent à Paris, et inaugurèrent, le 6 juillet 1782, le Manège Anglais, au lieu dit le Chantier, 16 rue du Faubourg du Temple. Ils aménagèrent cette construction à ciel ouvert afin de pouvoir y accueillir des spectateurs. Des loges étaient installées autour de la piste. Les Astley présentèrent un spectacle de cirque composé d’exercices de voltige équestre, de scènes comiques et de numéros acrobatiques. Cette installation pouvait laisser présager l’édification d’un véritable cirque à Paris.

Les Astley firent construire l’année suivante un manège couvert qu’ils baptisèrent le Nouvel Amphithéâtre. La piste était entourée de loges. Quatorze colonnes corinthiennes soutenaient la charpente recouverte d’un vélum. Une scène permettait de présenter en alternance des jeux équestres, des numéros d’agilité et d’acrobatie. Une estrade était réservée à l’orchestre, et les écuries se tenaient de part et d’autre de l’entrée des artistes. Une trentaine de candélabres éclairaient la salle. Les représentations étaient prévues d’octobre à janvier. Le Nouvel Amphithéâtre d’Astley peut être considéré comme le premier cirque construit en France. L’histoire de ce premier cirque parisien s’étend sur près d’un demi-siècle. La première eut lieu le 12 octobre 1783. Le manège était entouré de plusieurs rangs de loges peintes et décorées, sous un plafond élégant. Il y avait une scène, et de chaque côté se situaient les écuries. L’orchestre était placé en hauteur. Le 30 novembre, John Astley, qui avait pris la direction, engagea la troupe d’Antonio Franconi, composée de ses enfants, ses élèves, et de vingt chevaux. Astley Junior exploita ce cirque jusqu’au 26 février 1784. Cependant, les Astley père et fils revinrent l’année suivante avec le clown Billy Saunder, qui marqua les esprits avec sa réplique célèbre Vôlez-vô jouer avec moâ ?

Toujours, dans cet établissement, en 1786, les Parisiens purent rire aux facéties du fameux singe, danseur de corde, le Général Jacko. En décembre, afin de contourner les réglementations en faveur des privilèges des théâtres, Astley eut l’idée de présenter les exercices de ses acrobates sur un grand plateau en bois supporté par des chevaux.

Le Cirque du Palais Royal
Cirque du Palais Royal en 1788 - cirques parisiens

Cirque du Palais Royal en 1788

En avril 1788, au milieu des Jardins du Palais Royal, fut bâti un établissement d’après les plans de Victor Louis, baptisé Cirque du Palais Royal, qui n’avait de cirque que le nom, car ce bâtiment servit de salle d’expositions, de bals et de concerts. Construit à la manière des hippodromes antiques, il mesurait 100 mètres de long sur 16,50 mètres de large, d’une hauteur de 7,30 mètres. Le Duc d’Orléans, en fit un manège, puis le loua au sieur Nicolas Rose de Saint-Pierre, qui le transforma en théâtre, puis en salle de réunion politique. Pendant la Révolution, ce site fut appelé Palais-Egalité, et devint un lieu de rendez-vous galant. Au milieu de boutiques en tous genres, des saltimbanques et montreurs d’animaux amusèrent les badauds. On pouvait y admirer le lapin tambourineur, un duel de mouches, un éléphant automate, un Espagnol incombustible, et une Norvégienne à barbe.

Après une dernière transformation en Lycée des Arts, le Cirque du Palais Royal brûla le 15 décembre 1798. Ce cirque s’appela successivement Théâtre du Cirque du Palais Royal, Théâtre du Cirque National, Théâtre du Lycée des Arts, Théâtre des Veillées de Thalie, Théâtre de l’Opéra-bouffon ou des Bouffons Français.

L’Amphithéâtre des Franconi
 Franconi aux Jardins des Capucines - cirques parisiens

Franconi aux Jardins des Capucines

Les Parisiens assistèrent à la réouverture du Nouvel Amphithéâtre d’Astley, le 29 septembre 1788. Le 30 du mois suivant, John Astley engagea Antonio Franconi et sa famille. En décembre, la troupe présenta une grande pantomime intitulée La bataille et la mort du général Malborough. Ce spectacle continua jusqu’au 3 février 1789. John Astley fit la réouverture de son cirque, le 5 avril, et ferma le 19 du même mois. Après les événements de la Révolution française, les Astley préférèrent rester en Angleterre. En octobre, le Manège Astley fut occupé par Michaux de Villeneuve, qui y ouvrit une école d’équitation.

Le 14 avril 1791, Antonio Franconi s’installa, jusqu’au 5 juin, dans l’Amphithéâtre Anglais d’Astley. Le fondateur de la célèbre dynastie revint en mars 1793, et intitula le manège Amphithéâtre National. La salle fut rénovée, la rotonde refaite, une scène bien équipée ajoutée, et des loges furent aménagées au parterre. Deux ans plus tard, en novembre, l’établissement reçut l’enseigne d’Amphithéâtre d’exercices d’équitation et de voltiges de Franconi. La troupe était composée des deux fils d’Antonio, Laurent et Henri, de Benoît Guerre, et de Bassin père et fils. Outre les exercices équestres devenus classiques, les artistes interprétèrent avec brio des scènes comiques comme le fameux Rognolet et Passe-Carreau. Les Franconi présentèrent aussi des pantomimes équestres, de 1798 à 1800, au Théâtre de la Cité, appelé Cité-Variétés, dirigé par Jean-Guillaume-Antoine Cuvelier de Trye.

Lorsque Philip Astley revint à Paris, en 1801, Antonio Franconi s’installa dans le jardin de l’ancien couvent des Capucines, transformé en parc d’amusement, situé à l’emplacement de la rue de la Paix. Ce nouveau manège inspiré des arènes de Vérone s’intitula Amphithéâtre d’Exercices d’Equitation, de Danse et de Voltige sur les Chevaux. En 1805, Antonio Franconi céda la direction de l’Amphithéâtre à ses deux fils.

Le Cirque Olympique
Plans du Cirque Olympique - cirques parisiens

Plans du Cirque Olympique

Les Franconi furent expropriés, à la fin de 1806, pour des raisons d’urbanisme. François Delpont, un riche négociant, fit construire un cirque sur le terrain des Jardins des Capucines, situé entre la rue Saint-Honoré et la rue du Mont-Thabor.

Cette salle tout en longueur, pourvue d’une piste et d’une scène, fut conçue par les architectes Baptiste Coignet et Maximilien Heurtault. L’amphithéâtre baptisé Cirque Olympique comprenait six gradins, et les deux étages de galeries étaient composés chacun de quarante cinq loges, ce qui représentait 1.200 places. Avec le parterre pouvant accueillir 800 personnes, cela faisait 2.000 spectateurs.

Le propriétaire signa un bail aux Franconi, qui inaugurèrent leur Cirque Olympique, le 28 décembre 1807, avec une pantomime écrite à la gloire de Napoléon, intitulée La lanterne de Diogène. Il est intéressant de noter que, pour la première fois en France, le terme cirque désigna un bâtiment conçu spécialement pour les jeux de la Piste. De nombreuses pantomimes furent montées, comme La bataille d’Aboukir, La prise de la Corogne ou Le passage du pont de Lodi. Dans ce cirque, le cerf Coco, la jument Coquette et l’éléphant Baba, firent la joie des Parisiens. A partir du 13 août 1811, l’établissement fut dénommé Théâtre du Cirque Olympique. En 1814, Philip Astley qui était revenu à Paris pour récupérer ses biens, mourut le 20 octobre. Le fondateur du Cirque fut inhumé au Père Lachaise. Le Cirque Olympique fut rénové l’année suivante, après avoir été saccagé par une troupe de gendarmes de Wellington. Les représentations reprirent, toujours sous la direction des Franconi, jusqu’en mai 1816, avec des spectacles à grande mise en scène comme La comète pour rire, Les trois aigles, la Pucelle d’Orléans, La mort du Capitaine Cook ou encore Robert le Diable.

Ainsi s’acheva, en partie, l’histoire de ce cirque devenu célèbre. En effet, par la suite, deux autres Cirques Olympiques s’élevèrent majestueusement sous le ciel de Paris, sans compter les autres établissements du même nom en France et ailleurs. A cet emplacement d’autres spectacles animèrent le quartier comme le physicien Comte, les Spectacles du Mont Thabor, les Concerts Musard, le Concert et le bal Valentino, le bal de Crémone, ainsi que le Panorama de Reischoffen. Et puis soixante dix ans plus tard, les Parisiens eurent l’immense bonheur d’assister à la naissance du Nouveau Cirque

Le deuxième Théâtre du Cirque Olympique
chez Franconi - cirques parisiens

chez Franconi

Pressés de quitter les lieux par le Ministère des Finances, qui ne voulait pas de cirque dans son entourage, les frères Franconi, Laurent et Henri, se rendirent acquéreurs, en août 1816, de l’ex-Amphithéâtre d’Astley situé rue du Faubourg du Temple, à l’angle du boulevard Jules Ferry et de la rue de Malte. Ce fut le deuxième Cirque Olympique du nom.

La salle ouvrit ses portes le 8 février 1817. Les directeurs engagèrent de nouveaux artistes, comme William Davis, le futur directeur du Cirque Astley à Londres  ou Andrew Ducrow, qui avec ses poses plastiques à cheval, allait bientôt devenir la coqueluche du public britannique.

Le cirque fut restauré en 1821, avec de nouvelles banquettes plus confortables, et le chauffage amélioré. Parmi les nouveaux écuyers engagés, il y eut Paul Laribeau, qui se maria avec Laurence, la fille d’Henri, puis Sébastien Gillet, qui s’unit à Héloïse, l’autre fille d’Henri. Le grotesque allemand Guertener ou Dumas, le premier acrobate sur patins à roulettes, furent des vedettes du Cirque Olympique.

Dans la nuit du 14 au 15 mars 1826, à l’issue de la représentation de la pantomime L’incendie de Salins, la salle fut la proie des flammes. Ce fut la triste fin du Cirque Olympique, ex-Amphithéâtre National, ex-Amphithéâtre d’exercices d’équitation et de voltiges de Franconi, ex-Nouvel Amphithéâtre d’Astley bâti en 1783, en fait, le premier cirque français. Les Parisiens s’émurent et le roi Charles X, en personne, ouvrit une souscription pour la reconstruction du cirque.

Le Cirque Olympique, troisième du nom
Cirque Olympique en 1837 - cirques parisiens

Cirque Olympique en 1837

Un autre Cirque Olympique fut construit 66 Boulevard du Temple, selon les plans de l’architecte Alexandre Bourla, sur un terrain appartenant à Louis Dejean, un riche négociant qui avait fait fortune dans la boucherie, puis dans l’immobilier.

Le cirque de forme semi-circulaire s’inspirait d’un théâtre à l’italienne où le parterre aurait été transformé en piste. La coupole était soutenue par douze colonnes métalliques. Artistiquement décorée de draperies et ornée de bas-reliefs, la salle était éclairée par un immense lustre. Au rez-de-chaussée, derrière les banquettes de galerie, se trouvaient des baignoires. Au-dessus, trois rangs de galeries et de stalles permettaient une bonne visibilité pour les 2.250 spectateurs. Baptisé Cirque Olympique (troisième du nom), il fut inauguré le 31 mars 1827. A partir du 19 juin, Adolphe Franconi, le fils d’Henri, prit la direction du cirque, en association avec Amable Villain de Saint-Hilaire et Ferdinand Laloue, qui fut un metteur en piste de talent.

Paul Laribeau présenta, en 1828, la Poste Royale à 6 chevaux, s’inspirant du numéro qu’avait créé Andrew Ducrow au mois de mars de l’année précédente à Manchester. Un autre artiste, Antonio Diavolo se posa en précurseur des attractions aériennes avec ses exercices à la corde volante. L’année suivante, en juillet, la vedette du spectacle fut l’éléphant Miss Jack appartenant à Huguet de Massila. Ce charmant quadrupède était le héros d’un mimodrame en 9 tableaux écrit par Léopold et Ferdinand Laloue, sur une musique de Sergent, et mis en scène par Adolphe Franconi, intitulé L’éléphant du roi de Siam. Il fut question de faillite en avril 1830, mais Louis Dejean intervint et les représentations purent reprendre.

Des Jardins de Tivoli au Théâtre National
Antonio Franconi - cirques parisiens

Antonio Franconi

Le dompteur Henri Martin présenta, pour la première fois dans un cirque à Paris, en avril 1831, ses fauves et les animaux de sa ménagerie. Les Franconi montèrent, en 1833, un cirque dans les jardins du Tivoli, situés dans le quartier Saint-Lazare, tandis que le Cirque Olympique était loué à la troupe de Jean-Baptiste Loisset. Cette année là, Paris découvrait le fameux clown Jean-Baptiste Auriol. L’année d’après, le belluaire Henri Martin revenait chez Franconi avec son Souper des animaux.

Le 6 décembre 1836, le premier grand directeur de cirque français, Antonio Franconi décédait, à l’âge de 98 ans. Louis Dejean reprit la direction du cirque qui fit sa réouverture le 22 décembre. Il s’attacha les services d’Adolphe Franconi et de Ferdinand Laloue, et engagea de nouvelles écuyères comme Virginie Kenebel, Camille Leroux, et Caroline Loyo. Le cirque continua ses représentations avec le dompteur James Carter en 1839 ou Le chien des Pyrénées, une pantomime interprété par Emile, un chien-loup croisé de griffon, en 1842. Louis Dejean, se retirant de la direction, les actionnaires du cirque confièrent ensuite la direction, en 1844, à Jules Gallois, qui céda trois ans plus tard, sa fonction à Adolph Adam, et à Adolphe Tranchant, dit Mirecour.

Plusieurs pantomimes furent représentées comme La corde du pendu, L’uniforme de grenadier, Le cheval du diable, Les pêcheurs, Don Quichotte ou Les contrebandiers.

Le Théâtre du Cirque Olympique, dénommé depuis le Théâtre du Cirque National, ferma ses portes le 30 avril 1847. Il devint ensuite, le Nouvel Opéra, Troisième Théâtre lyrique, ou encore Théâtre Impérial du Cirque. La salle fut transformée par l’architecte Louis Théodore Charpentier. Lors de la transformation d’une partie du Boulevard du Temple, en 1862, le bâtiment fut démoli. Les actionnaires du cirque prirent alors la direction du Théâtre du Châtelet qui hérita de son répertoire de pantomimes et autres œuvres théâtrales et lyriques. Ce théâtre fut appelé Nouveau Cirque Olympique, puis Théâtre du Châtelet.

Sources
  • Les spectacles de la foire – Campardon.
  • Galerie historique des acteurs français, mimes et paradistes depuis 1760 – E. D. De Manne et C. Ménétrier.
  • Mémoires secrets, pour servir à l’histoire de la République des lettres en France depuis 1762 à nos jours – L. P. De Bachaumont.
  • Histoire des Chevaux célèbres – P. J. B .N.
  • Philip Astley à Paris – Tristan Rémy – Le Cirque dans l’Univers – n° 69.
  • Notes Thomas Moret.
  • Notes Paul Haynon.
  • Notes manuscrites des demoiselles Vesque.
  • Les premiers écuyers – Halperson – Music-Hall & Circus – n° 72.
  • Historique civile et morale de Paris – J. A. Dulaure.
  • Histoire naturelle de Paris et des Parisiens, Paris à travers les siècles – H. André – p 3.
  • Les théâtres de Paris pendant la Révolution – Giusseppe Radicchio & Michèle D’Oria – p 104 à 107.
  • Palais-Royal – Paris-Soir – 20/10/1933.
  • Le Cirque et ses Etoiles – Tristan Rémy – p 46.
  • Architectures du Cirque – Des origines à nos jours – Christian Dupavillon – p 53 à 55.
  • Histoire Illustrée des Cirques Parisiens – Adrian
  • Le cirque Franconi – Une chambrière en retraite.
  • Quelques notes sur Antonio Franconi – Tristan Rémy – Le Cirque dans l’Univers – n° 44.
  • Antonio Franconi dans l’enclos des Capucines – Tristan Rémy – Le Cirque dans l’Univers – n° 17.
  • Antonio Franconi e la nascita del Circo – Giancarlo Pretini.
  • Courrier des Spectacles – 1798 – 1799.
  • Enter Foot ans Horse – A. H. Saxon – p 42 à 45.
  • La dynastie des Franconi – Tristan Rémy – Le Cirque dans l’Univers – n° 76.
  • Les cirques stables en France (1900-1950) – Alfred Court – Le Cirque dans l’Univers – n° 15.
  • Le cirque Olympique – Mesdemoiselles Vesque – Le Cirque dans l’Univers – n° 12-15.
  • Almanach des Spectacles pour 1822 – J. N. Barba – Paris 1822.
  • Le Magasin Pittoresque – juin 1844.
  • Le charivari – 1845.
  • Le Moniteur – 11 juin 1846.
  • Ferdinand Laloue et le IIIe Cirque Olympique – Tristan Rémy – Le Cirque dans l’Univers – n° 61.
A lire : 
  • Cirques en bois, cirques en pierre de France – Charles Degeldère et Dominique Denis – deux volumes – arts des 2 Mondes – 2003. (en cours de réédition).
  • Histoire Illustrée des Cirques Parisiens – Adrian.
  • Paris en Piste – Histoire des cirques parisiens – Pascal Jacob – Editions Ouest-France – Rennes 2013.