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Bureau, sous la direction des frères Bureau fut un cirque qui bénéficia en France, de 1854 à 1923, d’une incroyable réputation due à la qualité de ses spectacles et à sa cavalerie exceptionnelle. 

L’âge d’or des écuyères au Cirque Bureau, direction Bureau frères
Cirque Bureau, direction Bureau frères en 1911

Cirque Bureau, direction Bureau frères

Le Cirque Bureau fut fondé par Jean Bureau en 1854, et non pas en 1851, comme a pu l’écrire Alfred Court. Selon l’arbre généalogique conçu par Paul Salasca, Jean Bureau, né le 31 mai 1836 à Villeréal dans le Lot-et-Garonne, un bourg situé entre Villeneuve-sur-Lot et Bergerac, était le fils de Jean Bureau Senior (1810-1844) charpentier et de Françoise Arché. Son grand-père Pierre Bureau était agriculteur. Jean Bureau avait deux frères, Pierre, né en 1834 et Cosme, né en 1838, ainsi qu’une sœur, Jeanne, née en 1844. Lorsque le cirque anglais Tagg (orthographié parfois Taag) se produisit dans sa ville, en 1853, Jean Bureau qui était apprenti forgeron fut chargé de ferrer un cheval de la troupe. Attiré par une vie faite d’aventures, il se fit embaucher comme piqueur. Il devint un acrobate à cheval émérite et se fit remarquer par la jeune Anna, la fille du patron (née en 1840). Ils se marièrent le 6 mars 1863 à Cenon, en Gironde. Jean Bureau créa son propre cirque. Il appela à ses côtés, son frère Cosme qui, par la suite, devint son associé.

Les documents manquent pour connaître, avec précision, les débuts de ce cirque qui sans doute furent modestes. Cependant, l’époque était favorable à la création d’une telle entreprise en France. Les Jeux de la Piste avaient la faveur du public et dans la capitale, le Cirque des Champs Elysées rebaptisé le Cirque de l’Impératrice et le Cirque Napoléon, dirigés par Louis Dejean, véritables temples de l’art équestre, étaient assidûment fréquentés par la haute société parisienne. C’était l’âge d’or des écuyères et de la haute école. En Province, d’entreprenants directeurs donnaient des représentations dans des constructions en bois spécialement érigées pour l’occasion. L’Histoire a retenu le nom des Loyal, des Lalanne, des Bouthors, des Robba ou des Didier Gautier, pour ne citer que les plus connus. À noter que Théodore Rancy et Antoine Plège ne créèrent leur cirque que les années suivantes, quant à Pinder, il n’arriva en France qu’en 1868.

Le capital le plus précieux du Cirque Bureau fut sans aucun doute, la vitalité de sa famille. Anna Bureau mit au monde cinq enfants : Elisabeth, l’aînée née en 1856, Joseph, né en 1857, Paul, né en 1859, Marguerite, née en 1862, Louise, née en 1863 et une fille adoptive, Annie, dite Ninie, née en 1878. Tous devinrent des artistes qui permirent d’établir la bonne réputation de cet établissement relativement modeste. La famille s’agrandit encore avec le mariage de Cosme Bureau avec Anne Delmas, et de Jeanne Bureau avec Jean-Baptiste Boissard, un acrobate. De cette dernière union naquit en 1863, Marie Pétronille.

Différentes enseignes des frères Bureau

Comme nombreux de ses concurrents, le Cirque Bureau se produisit sous différentes enseignes. Ainsi, d’après le premier document connu de nous, il s’appela le Cirque Borde­lais, direction Bureau frères et Joanny fils aîné, en tournée dans les régions du Sud en 1876. L’établissement était une construction en bois de 22 mètres de diamètre. Ce fils Joanny devait probablement être un membre de la famille Magrini, dont l’ancêtre Jean-Ignace faisait partie de la troupe de Nicolet.

Cirque Bordelais - Cirque Bureau, direction Bureau frères

Cirque Bordelais

Quelques années plus tard, les tournées prirent de l’ampleur. Ainsi, en 1884, Jean Bureau installa un bâtiment à Thonon, en Haute-Savoie. S’étant séparé de son frère, son établissement s’intitula le Cirque Bureau Aîné. Quelques années plus tard, Jean Bureau, réussit à agrandir son itinéraire et poussa une pointe jusqu’à Etampes.

En 1888, la troupe était composée de la famille, plus l’acrobate à cheval Ferroni et les frères Conche. Marguerite Bureau se maria avec l’écuyer Fortuné Ferroni, originaire d’Amérique du Sud. De cette union naquirent trois enfants : Louis, Robert et Anna, en 1891.

Les affaires étant satisfaisantes, Jean Bureau put engager des artistes pour étoffer ses programmes. Ainsi, en 1892, on pouvait applaudir les cinq frères Conche, clowns musicaux, le jongleur Achille Conche et le dresseur Scotty et ses chiens danois. En seconde partie, la pantomime (en 20 tableaux) inspirée de la guerre du Tonkin, s’intitulait La mort du Commandant Rivière. L’aînée des Bureau, Elisabeth, épousa le jongleur Achille Conche. En 1894, Jean Bureau étendait son influence jusqu’à La Roche-sur-Yon. L’enseigne devint le Grand Cirque Bureau, avec à l’affiche, la famille Conche.

À Laval, en septembre 1895, le cirque fut détruit par un incendie. En moins d’une demi-heure, le bâtiment entier et le matériel furent calciné. Le lendemain, avec courage, la troupe monta un chapiteau de réserve et donna une représentation en matinée. Cette année-là, la jeune Ninie, fit ses débuts d’acrobate à cheval.

Le Cirque Bureau, direction Bureau frères
programme du Cirque Bureau, direction Bureau frères -

Cirque Bureau, direction Bureau frères – programme

Fatigué, Jean Bureau confia, en 1896, la direction de son entreprise à ses enfants. En plus des construction en bois, il se produisait sous un chapiteau à deux mâts, d’un diamètre de 28 mètres. L’année suivante, tandis que Jean Bureau s’était retiré à Brive-la Gaillarde, le Grand Cirque Bureau donnait des représentations à Bourges, qui allait devenir, par la suite, leur port d’attache. Les tournées continuèrent principalement dans le Sud-Ouest, avec comme principales étapes Tarbes, Brive, Aurillac et Tulle, ainsi que la Vendée et la Bretagne. Le spectacle, accompagné par l’orchestre de M. Cavagne était toujours conçu selon le même schéma avec une partie de cirque équestre animée par les enfants Bureau : Joseph, annoncé comme le champion des jockeys français, Paul, dit Popol le clown, dans sa parodie de la course de taureaux, Marguerite écuyère au galop, la petite Ninie avec ses pirouettes et sauts périlleux à cheval, Joseph et Ferroni, double jockey et la famille Conche dans ses excentricités dansées et musicales. En deuxième partie, la troupe présentait une pantomime comme Le diable vert ou l’ours et la sentinelle. En hiver, le cirque, éclairé au gaz et chauffé par des braséros, s’installait dans des cités du Midi. Bureau séjourna à Aurillac du 20 mai au 4 juin 1899. Le 31 octobre, Jean Bureau mourut. Il avait soixante-trois ans. Il léguait à ses enfants un cirque qui, en une trentaine d’années, s’était forgé une honorable réputation auprès de son public et parmi les professionnels de la Foire.

Le cirque s’intitula alors Bureau Frères, sous la direction de Jean et Paul. Il se produisait en foire, généralement dans les mêmes villes, avec une construction en bois ou une semi-construction avec une couverture en toile, de 36 mètres de diamètre, dont le montage était relativement rapide. L’éclairage électrique était fourni par une dynamo à vapeur. Le Cirque Bureau Frères était particulièrement bien implanté sur la côte Atlantique, de Bayonne à La Rochelle, ainsi qu’en Bretagne dans de grandes villes comme Nantes, Rennes, Lorient, Laval, Brest ou St Nazaire. En 1900, la direction engagea le dompteur Hill et ses cinq ours.

L’entrée dans le nouveau siècle

Au début du XXème siècle, le cirque s’implanta vers de nouvelles villes comme Montbéliard, Belfort, Vesoul, Bourges, Nevers, Châteauroux et enfin Lyon en 1903. Dans la Cité des Gaules, la troupe présenta le cake-walk, la danse américaine lancée en France par le Nouveau Cirque à Paris. La première danseuse de la troupe n’était autre que Louise Pérès, la lauréate du concours qui avait eu lieu dans la capitale. L’orchestre était placé sous la direction de M.Gelhaar.

chapiteau du Cirque Bureau, direction Bureau frères

Cirque Bureau, direction Bureau frères – le chapiteau

Les frères Bureau firent appel à des artistes de classe internationale, comme la fantastique troupe de sauteurs Inas, le clown Guido Manetti ou le voltigeur à cheval John Chester Rowland qui devint l’époux de Louise Bureau, la benjamine de la famille. La pantomime avait pour titre : Une fête de nuit en Orient. À La Rochelle, la troupe d’icariens, les 8 Juilans, fut la vedette du spectacle. Joseph Bureau présentait son cheval mélomane Tartarin Ier qui jouait du piano, du tambour, de la grosse caisse et des grelots. Du 16 au 20 juillet, la direction engagea le Looping Aerial Circle des quatre intrépides cyclistes Davis. En décembre 1904, Alphonse Rancy loua son cirque aux frères Bureau qui mirent à l’affiche Mauricia de Thiers avec son Autobolide, dont le cachet fut faramineux puisqu’il correspondait au tiers de la recette journalière.

L’année suivante, de nouvelles attractions furent engagées comme les acrobates Eraldo Ott, les aériens Météores, ou les acrobates à bicyclette Schlax. À Nantes, fait exceptionnel, le dompteur Havemann présenta un groupe mixte de fauves (lions, lionnes, tigre, panthère, ours, hyène et chien). Le 4 juillet 1905, un cyclone déferla sur la ville d’Angers, et détruisit les installations du cirque. Les frères Bureau reprirent leur tournée et séjournèrent dans de nouvelles villes comme Saint-Etienne, Saint-Chamond ou Roanne. À noter, en juillet, le passage à La Rochelle du Cirque des Singes de Glasner. La troupe Eraldo Ott fut réengagée l’année suivante.

La programmation de 1907 comprenait Johny Rowland dans le sketch de la leçon d’équitation, Mademoiselle Anna dans ses sauts de rubans et les Bébés, les demoiselles Bureau en jupette, dont la troisième n’était autre que le petit Robert Ferroni travesti en fillette. Le cirque, éclairé à l’électricité, se produisit à La Rochelle et à Dijon l’année suivante.

Le chapiteau Bureau, direction Bureau frères

Les frères Bureau décidèrent d’adopter en 1909, la formule du chapiteau ambulant, avec une vaste tente américaine à deux mâts, de vingt-huit mètres de diamètre avec des écuries de vingt mètres sur dix, leur permettant de visiter plus de villes pour des périodes allant de un à quatre jours. L’organisation des itinéraires fut confiée à P. Giraux. Le cirque fit une étape en Suisse, à Leysin, puis reprit son circuit habituel. La santé de Joseph Bureau, se dégradant, il partit se faire soigner au sanatorium de Leysin. La direction du cirque fut reprise par son frère Paul assisté de sa sœur Marguerite qui avait perdu son mari lors d’une mauvaise chute alors qu’il tournait un saut périlleux à cheval, les deux pieds attachés dans un panier. À noter, que sa sœur Virginie fut la victime d’un accident similaire. La troupe anima cette année-là plusieurs pantomimes comme Le ballet d’or, le ballet des Pierrots ou En Chine.

Cirque Bureau, direction Bureau frères - illustration du programme d e 1911

Cirque Bureau, direction Bureau frères – programme d e 1911

 En 1910, les habitants de Châteauroux assistèrent à la cavalcade Bureau, puis la famille fut engagée, le temps de quelques représentations, au Cirque d’Albrey, à Rennes. À La Rochelle, le Cirque Bureau présenta en juillet 1911, une attraction originale intitulée la grenouille aérienne.

Joseph Bureau mourut au sanatorium de Leysin, le 12 novembre 1911. Célibataire, âgé de 54 ans, il n’eut pas d’enfants.

Le mariage de Jules Glasner et Anna Ferroni

Le cirque se produisit en 1912, à Agen et à La Roche-sur-Yon, avec l’acrobate à cheval Madrigali et M. Piatti à la régie. La pantomime était intitulée Les aventures de Jocrisse en Russie. Avant de débuter la saison 1913, le Cirque Bureau célébra au mois de février à Nevers, la noce d’Anna Ferroni, la fille de Fortuné Ferroni et de Marguerite, née Bureau, avec Jules Glasner.

Le père de ce dernier, se prénommait Philippe. Il débuta dans le métier comme clarinettiste au théâtre ambulant Delafioure, un music-hall forain avant la lettre. Il se maria avec Mariette Delafioure, la fille du patron Louis François de Delafiora (1821-1896). De cette union, naquirent quatre enfants : Elisa, Anna, Emile, et enfin, en 1883, deux jumeaux, Louise et Jules. Avec son épouse, Philippe Glasner monta, en 1895, sa propre entreprise foraine, le Cirque des Singes, dont l’attraction principale était la fameuse table d’hôte où une quinzaine de singes costumés festoyaient et la meute de qua­torze chiens. Les enfants Glasner participaient au spectacle avec Elisa au trapèze d’équilibre, Anna sur le fil de fer, Louise dans ses jongleries et en duo avec Jules sur le double fil. En outre, Jules, animait un numéro de clown musical et un autre de fox-terriers, sous le pseudonyme de Julio. Ces jeunes artistes étaient rompus à toutes les disciplines y compris la danse du cake-walk.

Façade du Cirque Delafioure

Cirque Delafioure

Philippe Glasner cessa l’exploitation de son cirque en 1908, et se reconvertit en achetant un musée d’anatomie forain Dupuytren qu’il présenta dans les foires de Belgique jusqu’à l’avènement de la Grande Guerre. La famille Glasner se dispersa. Elisa mariée avec Furiani, dirigea un aquarium ambulant et Louise, la sœur jumelle de Jules, se maria avec Carelli et exploita un panorama appelé Les Merveilles du Monde. Ces derniers eurent une fille, Odette qui épousa Harry Farlow.

Artiste complet, Jules Glasner était devenu un dresseur hors pair aussi à l’aise avec les chiens, singes, poneys, chèvres qu’avec les chevaux. Dans le cirque de sa belle-famille, il allait rapidement s’imposer comme un des meilleurs maîtres écuyers de sa génération.

Le respect de la qualité

Le Cirque Bureau continuait d’engager des attractions de premier ordre, comme en 1913, la fameuse troupe de jongleurs acrobates Balaguer. En cours de tournée, le 10 août 1913, Anna Bureau, née Tagg, décédait. Elle était âgée de 73 ans. Le cirque continua ses pérégrinations. Le Grand Cirque Bureau mettait à l’affiche en juin 1914, la troupe Balaguer, les 9 Parini et le cirque miniature de Jules Glasner. En juillet 1914, le cirque était installé à Limoges et le mois suivant, la guerre éclata. Paul Bureau, Jules Glasner, Louis et Robert Fer­roni furent mobilisés et les chevaux réquisitionnés.

Le conflit mondial terminé, le Cirque Bureau reprit ses activités en 1919, dirigé par Paul Bureau et sa sœur Marguerite Ferroni. Les autres sœurs Bureau avaient suivi leurs maris respectifs. Quant à Jules Glasner, il assurait la fonction de régisseur. De retour du front, ce dernier fut titulaire de la médaille militaire, de la croix de Guerre et de la médaille de Verdun. Louis Ferroni, le beau-frère de Jules, décida de rester dans l’armée où il fit une très belle carrière puisqu’il devint colonel et fut commandeur de la Légion d’hon­neur. Il se maria avec Dora Rancy, la fille de Napoléon Rancy. Quant à Robert Ferroni, il revint en tant que blessé de guerre.

Conscients qu’à l’issue de ce terrible conflit, le monde entrait dans une nouvelle ère, Paul Bureau et sa sœur Marguerite Ferroni décidèrent de repartir sur de nouvelles bases en modernisant leur entreprise, tant sur le plan de l’organisation, de l’administration que de l’exploitation. Ils voulurent abandonner le principe des constructions ou semi-constructions, devenues trop coûteuses, pour voyager par le train avec un matériel léger et un chapiteau moderne, afin de pouvoir séjourner un minimum de temps dans les villes. Ils empruntèrent de quoi acheter un chapiteau de 40 mètres de diamètre, deux tracteurs automobiles provenant des stocks de l’armée américaine, vingt-deux wagons pour les animaux et le matériel pouvant voyager par le rail, ainsi qu’une cavalerie. Ils confièrent le poste d’avant-courrier à Amédée Ringenbach et embauchèrent une équipe de monteurs venant de Tchécoslovaquie. Pour leurs quartiers d’hiver, ils louèrent des hangars au 30 de la rue Mazagran, à Bourges. Malgré cet effort de modernisation, il ne fut pas question de se laisser tenter par les sirènes du music-hall, ni par l’attrait des ménageries. Bureau voulait rester fidèle à sa réputation avec un spectacle de qualité dans la grande tradition équestre du cirque français. Un slogan allait résumer ce concept : Le Cirque sans bluff !

programme du Cirque Bureau, direction Bureau frères 1921

Cirque Bureau, direction Bureau frères – programme de 1921

La transition

Le chapiteau, sous l’enseigne Cirque Bureau – fondé en 1854 – se produisit en Vendée et en Bretagne, notamment à Rennes où il obtint un brillant succès. Paul Bureau n’hésita pas à engager d’excellentes attractions comme, en 1920, les barristes Jupiter et les soeurs Manetti sur échelle verticale. L’année suivante, la programmation comprenait les barristes Banola, le contorsionniste Chester King­ston, le fildefériste comique Germain Aéros, Romain Noiset sur sa motocyclette infernale, les Norbertys et leur échelle du diable, les clowns Robert et Oscardos, et bien sûr, l’écuyère Anna, les chiens, singes et poneys, ainsi que la cavalerie maison menée par Jules Glasner. L’orchestre était dirigé par le maestro Théo Kus. Ce spectacle copieux était digne des plus grandes pistes parisiennes.

La programmation de 1922 était tout autant prestigieuse puisqu’elle regroupait le champion de force Vasseur, l’escapologiste Dick Carter, les fildeféristes à bicyclette Hassan ainsi que les clowns internationaux Carlo et Mariano. À La Rochelle, de nouvelles attractions furent engagées comme les trapézistes Wolkford, les perchistes Lyons et l’illusionniste Cyril Brooke. Cette année fut marquée par le décès de Robert Ferroni des suites de ses blessures de guerre. Il laissait deux filles, Marguerite, née en 1903 et Mireille, née en 1905. Le Cirque Bureau mit à l’affiche en 1923, outre les numéros équestres maison, le jongleur humoristique Joe Crockett, les barristes Montfort, l’entrée comique de Manolo et Nanderf, les fildeféristes Hassan, les acrobates Marcellos, les fameux clowns musiciens Plattier et le capitaine Breydson au trapèze Washington. Cette année-là, Paul Bureau mourut à son tour. Il était âgé de 64 ans. Comme son frère Joseph, il ne laissa pas de descendants. Sa sœur Marguerite Ferroni se retrouva alors seule à la tête de l’entreprise…

À partir de la saison, 1924, Jules Glasner prit la direction effective avec le succès que l’on connaît, et qui fait l’objet de l’étude : Le Cirque Bureau – Direction Jules Glasner

Alain Simonet

  Sources

  • L’âge d’or des écuyères
  • Acte de naissance de Jean Bureau – archives Paul Salasca.
  • Arbre généalogique de la famille Bureau – Paul Salasca.
  • Notes Jacqueline Veyret d’après l’acte d’état civil du mariage de Jean Bureau et d’Anna Tagg.
  • Figures du Cirque – Alfred Court – Le Cirque dans l’Univers – n° 27.
  • Forains d’hier et d’aujourd’hui – Jacques Garnier.
  • 1852 – Dominique Denis – Le Cirque dans l’Univers – n° 210.
  • Cirques en bois, Cirques en pierre de France – Charles Degeldère et Dominique Denis.
  • Sur le chemin des grands cirques voyageurs – Adrian.
  • Grand répertoire des cirques en France – Robert Barrier.
  • Acte de naissance de Marie Pétronille Boistard – archives Paul Salasca.
  • Le Cirque Bureau – Jean-Claude Lemonnier – Berry, une terre à découvertes – n° 5.
  • Histoire de Bureau – Robert Barrier – Additif Magazine.
  • Notes de Dominique Denis.
  • Différentes enseignes
  • Courrier du Cirque Borde­lais, direction Bureau frères et Joanny fils aîné – 18/2/1875.
  • Figures du Cirque – Alfred Court – Le Cirque dans l’Univers – n° 27.
  • Le Cirque Bureau – Jean-Claude Lemonnier – Berry, une terre à découvertes – n° 5.
  • Histoire de Bureau – Robert Barrier – Additif Magazine.
  • Forains d’hier et d’aujourd’hui – Jacques Garnier.
  • Sur le chemin des grands cirques voyageurs – Adrian.
  • Grand répertoire des cirques en France – Robert Barrier.
  • Cirque Bureau – Le Courrier de La Rochelle – 1/7/1888.
  • La Foire – Le Courrier de La Rochelle – 5/7/1891.
  • La Foire – Le Courrier de La Rochelle – 3/7/1892 – 10/7/1892.
  • Affiche Grand Cirque Bureau – La Roche-sur-Yon – 26/5/1894.
  • Bureau frères
  • La Foire – Le Courrier de La Rochelle – 11/7/1897.
  • Affiches Grand Cirque Bureau – La Roche-sur-Yon – 14/8/1897-22/8/1897.
  • Courrier Grand Cirque Bureau – 21/11/1897.
  • Programme Grand Cirque Bureau – 1898.
  • Courrier Bureau de l’Architecte de La Rochelle – 25/6/1898.
  • Aurillac – Tony Frank – Inter Forain – juin 1999.
  • Le Cirque Bureau – Le Courrier de La Rochelle – 3/7/1899.
  • Programme Grand Cirque Bureau – 1900.
  • Notes de Dominique Denis.
  • Figures du Cirque – Alfred Court – Le Cirque dans l’Univers – n° 27.
  • Le Cirque Bureau – Jean-Claude Lemonnier – Berry, une terre à découvertes – n° 5.
  • Histoire de Bureau – Robert Barrier – Additif Magazine.
  • Dictionnaire illustré des mots et locutions du Cirque – Dominique Denis.
  • Forains d’hier et d’aujourd’hui – Jacques Garnier.
  • Sur le chemin des grands cirques voyageurs – Adrian.
  • Cirques en bois, Cirques en pierre de France – Charles Degeldère et Dominique Denis.
  • Grand répertoire des cirques en France – Robert Barrier.
  • L’entrée dans le nouveau siècle
  • Figures du Cirque – Alfred Court – Le Cirque dans l’Univers – n° 27.
  • Cirques en bois, Cirques en pierre de France – Charles Degeldère et Dominique Denis.
  • Le Cirque Bureau – Jean-Claude Lemonnier – Berry, une terre à découvertes – n° 5.
  • Histoire de Bureau – Robert Barrier – Additif Magazine.
  • Programme Bureau – 1903.
  • C. P. A. Bureau Frères – le cake walk – 1903.
  • La Foire – Le Courrier de La Rochelle – 1/7/1903 – 2/7/1903 – 4/7/1903 – 9/7/1903 – 10/7/1903.
  • Le Looping Aerial Circle – Le Courrier de La Rochelle – 16/7/1903.
  • Programme Bureau à Lyon – novembre 1904.
  • La Femme Bilboquet – Alain Woodrow.
  • Programme Bureau à Nantes – avril 1905.
  • Affiche Cirque Bureau Frères – La Roche-sur-Yon – 5/10/1905.
  • C. P. A. Bureau Frères – les installations dévastées par le cyclone à Angers – 1905.
  • Cirque des Singes – Le Courrier de La Rochelle – 1/7/1905 – 2/7/1905.
  • À la Foire – Le Courrier de La Rochelle – 1/7/1906 – 2/7/1906.
  • Programme Bureau – 1907.
  • Programme Bureau – juillet 1908.
  • À la Foire – Le Courrier de La Rochelle – 5/7/1908 – 6/7/1908 – 12/7/1908.
  • Le chapiteau
  • Courrier Cirque Bureau Frères – mars-mai 1909.
  • Notes de Dominique Denis.
  • Programmes Bureau – 1912.
  • La Foire – Le Courrier de La Rochelle – 4/7/1911 – 10/7/1911.
  • Programmation Bureau à Agen – Le Nouvelliste des Concerts.
  • Le mariage de Jules Glasner et Anna Ferroni
  • Figures du Cirque – Alfred Court – Le Cirque dans l’Univers – n° 27.
  • Les Delafioure, les Glasner et les Bureau – Jacques Garnier – Le Cirque dans l’Univers – n° 54.
  • Forains d’hier et d’aujourd’hui – Jacques Garnier.
  • Notes de Dominique Denis.
  • Le respect de la qualité
  • À la Foire – Le Courrier de La Rochelle – 8/7/1913.
  • Affiche Le Grand Cirque Bureau – 27 juin 1914.
  • À la Foire – Le Courrier de La Rochelle – 2/7/1914.
  • Notes de Dominique Denis.
  • Figures du Cirque – Alfred Court – Le Cirque dans l’Univers – n° 27.
  • Sur le chemin des grands cirques voyageurs – Adrian.
  • La transition
  • Cirque Bureau – Le Courrier de La Rochelle – 3/7/1920.
  • Le Cirque Bureau – La Vie Rennaise – 27/7/1920.
  • Sur le chemin des grands cirques voyageurs – Adrian.
  • Notes de Dominique Denis.
  • Programme Bureau – 1921.
  • À la Foire – Le Courrier de La Rochelle – 1/7/1921 – 2/7/1921 – 9/7/1921.
  • Le Cirque Bureau – Jean-Claude Lemonnier – Berry, une terre à découvertes – n° 5.
  • Histoire de Bureau – Robert Barrier – Additif Magazine.
  • Programmation Bureau – 1922.
  • Cirque Bureau – Le Courrier de La Rochelle – 28/6/1922-1/7/1922-5/7/1922 – 8/7/1922.
  • Programmes Bureau – 1923.
  • Cirque Bureau – Le Courrier de La Rochelle – 4/7/1923 – 7/7/1923.
  • Figures du Cirque – Alfred Court – Le Cirque dans l’Univers – n° 27.
  • Les Delafioure, les Glasner et les Bureau – Jacques Garnier – Le Cirque dans l’Univers – n° 54.
  • Forains d’hier et d’aujourd’hui – Jacques Garnier.
  • Grand répertoire des cirques en France – Robert Barrier.
  • Ils donnent des ailes au Cirque – Adrian.
  • Courrier de la Municipalité de Caen – 27/6/1923.

À lire  :  Le Cirque Bureau – Direction Jules Glasner – Alain Simonet – Arts des 2 Mondes (en cours de réédition)

Le Cirque Bureau, direction Jules Glasner par Alain Simonet

Le Cirque Bureau, direction Jules Glasner